Dimanche 11 décembre 2011
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Rencontrer l'aube
comment peut on résister, nous sommes invites.
C'est un pas de deux, de trois, de mille.
Il y a pourtant des points noirs, des résistances haute tension.
Trouver l'espace, le reconnaître, c'est notre maman
C'est le giron gigantesque
et profond et intime et rien a cacher.
Le terrain n'est pas miné
à la base
ni le témoin du reste.
Du point de vue des insouciants, nous ne sommes qu'une bande complètement secouée.
Il ne reste plus qu'un tiers du feuillage sur les anciens.
Peut être moins
Leur respiration ajourée forme dentelle.
Origami d’ingéniosité, les ondes s’épanouissent en plis.
L 'espace, celui de notre monde se déploie et se rétracte comme une fleur de papier.
Je vais relire Henri.
Samedi 22 octobre 2011
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On a coupé les branches basses du sapin pour agrandir l'automne.
Mercredi 19 octobre 2011
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Le coin fumeur est réversible. Selon l'orientation du banc on peut basculer d'une humeur à l'autre, de la contemplation à la trivialité, d'une aube généreuse et fraîche au gossipisme enfumé
international.
Vendredi 14 octobre 2011
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Le bleu se brèche de kérosène.
Lignes blanches nuage matinal, des flèches au ralenti. Ce sont des tribus de voyageurs au loin.
Plus bas, a ma portée, ce sont des lignes téléphoniques et des câbles électriques venant de points invisibles, traversant les arbres pour rejoindre les foyers.
Plus bas encore, ce sont des nappes de brume et puis a la hauteur des marronniers,
un premier oiseau.
Mardi 11 octobre 2011
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Soulagnet c'est aussi la plus belle vue du monde même si j'en ai vues d'autres ailleurs.
180º degrés de montagnes bleues c'est pas rien.
Aujourd'hui, c'est la plus belle.
Aujourd'hui maintenant.
21 septembre a 7 heures.
J'aimerais que tous les gens de la planète se reposent en cet endroit, ce bout de Pyrénées où Soulagnet ressemble a la Mixteca. L’atmosphère sonore est juste différente. Pas de maïs, pas de
machette ni guajolote, pas de gens.
De la montagne bleue cendre aspergée de vermeil, de bruits d'ailes et de cuicuis varies.
Soleil est a sa hauteur parfaite et l'air à cette époque est son meilleur allié, la lumière qu'ils enfantent apaise les tourments. Même un petit tyran pourrait être humble sur ce bois de terrasse
ou Christine a construit sa maison. Quand je tourne la tête je vois le hameau de Lasserre dont les toits tuilés et usés retrouvent de la vigueur quand soleil de 7 à l'exact opposé lui flashe de
l’œil.
Leurs tuiles deviennent petits points orange pétard, presque des perles dans un 180º de bleus et de verts et d'or en
infinies nuances, textures et profondeurs. La lumière est padma à son top tant au niveau visuel qu’intérieur. Cet entre or et bronze enveloppe notre monde et le caresse simplement. C'est un
repos dans l’année, une contemplation paisible.
De tout.
Harvest, confiture de figues rouges.
Les bois deviennent brossus sous le rayon qui les effleure. Vert absinthe acide et jeune émeraude ariegeoise, de quoi créer un vocabulaire maya ou aztèque, indien en tous cas. Comme sur les codex
des spirales sortent de la bouche.
Vert chêne d’Ariège septembrale, vert boules brossues, vert de sierra voilée, vert d'entre–pâtures, que sais–je...